• Combien coûte un sous-bock ?


Le prix des sous-bocks est un débat passionné qui divise les cervalobélophiles. Si chaque collectionneur voit midi à sa porte, un faisceau d’indices peut être dégagé.



La supériorité de la demande sur l’offre augmente naturellement les prix. Les sous-bocks rares sont donc chers.

Cette réalité est présente tant pour les sous-bocks avant-guerre que pour les sous-bocks récents (version exports par exemple).


Un sous-bock avant-guerre peut se négocier entre 20 euros pour les plus courants à plus de 250 euros pour les plus rares. Une « bonne pièce » de 1930 étant en moyenne vendu 80 euros. Les pièces exceptionnelles (jamais vu ni possédé par les plus importants cervalobélophiles) peuvent atteindre plus de 500 euros.


Les sous-bocks récents édités en faible quantité ou distribués à l’étranger (événementiels Kronenbourg locaux ou Kronenbourg pour le marché asiatique par exemple) peuvent atteindre des prix conséquents (entre 5 et 12 euros l’unité).


À titre indicatif, à l’unité, un sous-bock courant des années 60 se vend entre 1 et 2,50 euros, un plus rare entre 5 et 25 euros.

Les prix sont de 0,50 à 1 euros pour un sous-bock des années 70/80, comptez entre 2 et 6 euros pour les moins courants.



Les ventes aux enchères sur le web (ebay notamment) ont largement participé à l’augmentation des prix des sous-bocks. Cette tendance influence les pièces rares mais aussi les sous-bocks plus courants.


Pour les sous-bocks anciens, les plus importants cervalobélophiles n’ont pas de limite financière pour l’acquisition d’une pièce qu’ils n’ont pas vu en 15 ans de collection. Plus la collection de sous-bocks anciens est grande, plus le rythme d’accroissement de la collection diminue. L’enchère passe donc de 250 euros à 500 euros en quelques clics afin de satisfaire le désir de l’acquisition.


Pour les sous-bocks plus courants, la source électronique est le moyen le plus simple pour « rentrer » une pièce (pas de déplacement en réunion, pas de réveil à 6h du matin pour aller parcourir les marchés aux puces, pas de négociation, pas de contraintes temporelles). Le collectionneur accepte donc en contrepartie de surpayer légèrement la pièce courante achetée sur internet, par rapport au prix pratiqué en bourse.

L’aspect virtuel, compétitif et anonyme des enchères sur ebay facilitent également la mise en place d’une enchère supérieure à celle qu’aurait envisagé le collectionneur dans une bourse spécialisée. Enfin il n’y a pas de négociation puisque le sous-bock revient au plus offrant.



Les connaissances du collectionneur (datation, brasseries, rareté, variantes…) influence le prix, notamment dans la négociation avec le vendeur. Il est par ailleurs toujours possible d’acheter à un prix raisonnable des anciens sous-bocks rares dans une brocante ou sur un marché aux puces.



L’achat en lot d’une grande collection réduit fortement le prix unitaire des bonnes pièces. Il est parfois possible de trouver dans une collection de sous-bocks anciens, une pièce rare. Elle est donc acquise à un prix très raisonnable. À titre personnel, j’ai déjà acheté un sous-bock Xertigny avant-guerre ou un Freysz à 1 euro. Le reste de la collection permet en plus de faire des échanges avec d’autres collectionneurs.


Foire Aux Questions

• Comment dater un sous-bock français ?


Trois éléments peuvent aider le collectionneur de sous bocks à dater sa trouvaille.



Les signatures d’imprimeurs (pour les sous-bocks antérieurs aux années 70) sont le meilleur moyen. Les rubriques de ce site permettent ainsi de dater assez précisément (à 5 ans près) les sous-bocks.


Les sous-bocks timbrés. Le sous-bock était couramment utilisé dans les années 30, 40 et 50 comme carte postale. La tenue d’un fichier regroupant les sous-bocks timbrés vus en bourse, sur internet ou chez un collectionneur permet donc de dater très précisément le sous-bock. À titre personnel, j’apprécie particulièrement les sous-bocks timbrés, qui constituent une variante par rapport au sous-bock original.

Je porte le même intérêt pour les dates marquées par le « ramasseur de sous bock » au crayon de papier sur le verso du sous-bock (Brasserie du Pont, Paris, 1932 par exemple).


La vie des brasseries (date de création, de fermeture, de changement de nom, de marques utilisées, les périodes d’intense activité publicitaire…). La brasserie Dombasle (Meurthe-et-Moselle) ferme ses portes en 1940, tous les sous-bocks Dombasle sont donc nécessairement édités avant la seconde guerre mondiale. La datation du sous-bock peut ensuite être affinée par le croisement des dates des brasseries et de celles des imprimeurs. L’achat du Dictionnaire Historique de la Brasserie Française du XXème siècle de Robert Dutin est essentiel pour de telles recherches.


Les graphismes, couleurs utilisées, textures et surtout l’épaisseur du carton peuvent constituer des indices pour le collectionneur plus aguerri (pour les sous-bocks Jacquemin et Kuk notamment). Il faut alors se reporter aux cartes d’identité des imprimeurs détaillées ici.