Cartonnerie de Sainte Marguerite puis cartonnerie Jacquemin

Sainte-Marguerite - 88

Bio express


1919 : Création d’une cartonnerie à Moyen par Paul et Marcel Jacquemin (pas de sous-bocks produits).

Vers 1900 : Création d’une cartonnerie par Lucien Thèbes à Sainte Marguerite, sous l'appellation “Cartonneries de Sainte Marguerite Vosges”. Elle imprime des sous-bocks.

1935 : Paul et Marcel reprennent la cartonnerie Sainte Marguerite, qui devient la “Cartonnerie Jacquemin Sainte Marguerite”. Elle imprime des sous-bocks signés “CAMA Sainte Marguerite Vosges”.

1939-1945 : Pas de production de sous-bock ; destruction partielle de la cartonnerie par les Allemands.

1946 : Reprise de l’impression de sous bocks.

1955 : Claude Jacquemin, fils de Paul, reprend la cartonnerie.

1959 : Le rattachement de la Sarre à l’Allemagne fragilise la cartonnerie.

1965 : Dernier sous bock imprimé.

La famille Jacquemin est historiquement très présente dans le domaine de la cartonnerie, que ce soit à Moyen, Granvillers ou Sainte Marguerite.


La cartonnerie située à Sainte Marguerite, aux portes de Saint Dié, est l’une des plus importante avec Leibenguth avant la seconde guerre mondiale. Plus de 150 sous-bocks différents sortent de l’usine.


La cartonnerie réussit à repartir en 1945, là où les autres imprimeurs d’importance (Leibenguth, Lenig) arrêtent la production de dessous de bock. La cartonnerie Jacquemin, fort d’une centaine d’employés, est un des trois imprimeur-cartonniers les plus actifs des années 50 et 60.




Brasserie de Monaco, vers 1938 (Monaco) ; Brasserie Gangloff, vers 1928 (Besançon) ; Brasserie Vezelise, vers 1930 (Vezelise)

Brasserie Lauer, vers 1955 (Carcassonne) ; Brasserie Gouvion, vers 1965 (Anzin) ; Brasserie Vezelise (Vezelise)

Brasserie de Basse Yutz, vers 1960 (Basse Yutz), Brasserie Lorraine (Metz), Brasserie Atlantique (Bordeaux)

Portrait de Paul Jacquemin

(Photo famille Jacquemin)

A l’instar des autres cartonneries (J.P Nuss et Gonfalon notamment), Jacquemin imprime aussi des sous-bocks pour les brasseries étrangères (anciennes colonies).

Beau témoignage du passé avec ce sous-bock des années 60 pour la société des brasseries de la Côte d’Ivoire.

Vue de la cartonnerie, vers 1950. Aquarelle, Famille Jacquemin

Le 20 septembre 1930, la cartonnerie de L. Thébès est reprise par Paul et Marcel Jacquemin.

On retrouve cinq signatures différentes sur les sous bocks en fonction de leurs périodes.


La signature “Cartonneries de Sainte Marguerite” concerne l’époque de Lucien Thébes (avant la reprise par la famille Jacquemin).


La signature “CAMA Sainte Marguerite” ou “SOCAMA” (Société Cartonnerie Marguerite) est présente à partir de 1930 jusqu’à la guerre. A l’époque, Paul Jacquemin travaille avec B. Cahen qui est cartonnier-imprimeur à Bruxelles. C’est Monsieur Cahen qui apporte le savoir-faire et la technique pour la production de sous-bocks. Quand la seconde guerre mondiale éclate, Monsieur Cahen, qui est juif, doit fuir en Suisse.


La signature “Jacquemin Sainte Marguerite” ou “CPJ 88” (Cartonnerie Paul Jacquemin) est celle de l’après-guerre. Monsieur Claude Jacquemin sera formé à la cartonnerie Cahen de Bruxelles.

La cartonnerie en 1915.

La Sarre constitue, entre 1945 et 1957, un marché important pour les cartonniers français. Alors rattaché à la France sous la forme d’un protectorat à la fin de la seconde guerre mondiale, le land de la Sarre compte à cette époque plus de 13 grandes brasseries. Les brasseries Karlsberg ou Becker constituent ainsi des débouchés importants.

Ce marché va s’étioler lors du rattachement de la Sarre à la RFA en 1957. Ces sous-bocks imprimés par la cartonnerie Jacquemin Sainte Marguerite témoignent de cette époque :

Brasserie Becker, St Ingbert, Sarre

Brasserie Neufang, Sarrebruck, Sarre

Brasserie Karlsberg, Walsheim, Sarre

Brasserie Bruch, Sarrebruck, Sarre