Sous-verre, rond à bière, carton-bière... autant de mots pour désigner un même support : le sous-bock ! Objet du quotidien, il passe largement inaperçu pour le buveur de bière occasionnel. Certains lui vouent cependant une véritable passion, voyant en lui un témoignage du passé ou le souvenir d’un moment convivial. Sa diversité, son ancienneté, sa matière, son origine géographique ou sa rareté font du sous-bock un thème de collection riche et passionnant.

Les rubriques



Le sous-bock avant 1945
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Ce site retrace l’évolution du sous-bock français, des rondelles épaisses de cellulose imprimées avant la guerre aux supports actuels en carton fin vantant un événement culturel. L’évolution du sous-bock français épouse celle de l’industrie brassicole française  : la prospérité de l’industrie brassicole cède sa place à une crise durable qui a conduit à la fermeture progressive de nombreuses brasseries. Notre sous-verre français est profondément marqué par ces changements. 

L’édito cervalo’

Le sous-bock 1950-2010Le_sous-bock_1945-2010.html
Les cartonniers et imprimeurs
(Leibenguth, Jacquemin, Lenig, Nuss, Katz & Klumpp)

Les_imprimeurs.html

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Le sous-bock est d’abord, au début du 19ème siècle, une soucoupe. En faïence, porcelaine puis en bakélite, sa fonction est purement utilitaire : il doit retenir le surplus de bière débordant et indiquer au cafetier le montant des consommations. Les premiers sous-bocks français en cellulose (1900) présentent des graphismes assez simples, vantant surtout le nom du brasseur, le lieu et le type de bière produite. Ces sous-bocks (souvent monochromes) vont progressivement devenir bicolores et présenter des personnages, des vues de brasseries, des slogans entraînants (“Buvez les bonnes bières...“. ). Ces sous-bocks “avant-guerre” (avant 1939) vantent les mérites des nombreuses brasseries locales (plus de 2800 brasseries en 1930) et sont particulièrement recherchés par les collectionneurs. C’est l’âge d’or du sous-bock français.

La seconde guerre mondiale marque, ici comme ailleurs, une grande rupture. Le nombre de brasseries diminue sous l’effet conjugué des conséquences de la guerre et des débuts de la concentration industrielle et financière. Paradoxalement, si le nombre de brasseries diminue, le nombre de sous-bocks édités augmente. Le sous-bock devient un accessoire de choix pour la nouvelle société de consommation, cette large diffusion est amplifiée par des techniques de production innovantes (presse rotative notamment). Les célèbres séries des brasseries Amos de Metz, Kronenbourg de Strasbourg ou Pélican de Lille apparaissent et animent la “collectionite” des cervalobélophiles. Ce sont les Trente Glorieuses du sous-bock français.

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Des années 70 à nos jours, le sous-bock français apparaît en crise. Victime du changement des habitudes de consommation (baisse de la consommation de bière et pratique des cafetiers), de dispositifs législatifs contraignants (loi Evin de 1991) et de la quasi-disparition des brasseries indépendantes, le sous-bock français semble se standardiser. Des grandes brasseries (Kronenbourg, Fischer) et des petites (microbrasseries bretonnes) tentent cependant d’innover et de distancer ce sous-bock aseptisé avec des sous-bocks événementiels, des séries et des formes colorées, des versions exports travaillées. C’est la mondialisation du sous-bock français.



Je vous invite à vous promener à travers ce siècle cervalobélophilique via les différentes rubriques sur votre gauche. Toutes informations, demandes ou corrections sont bienvenues. Étant collectionneur, je suis bien sûr ouvert à tout échanges ou contacts. Amis tégestophiles, amis collectionneurs, amis curieux, bonne visite !

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La fabrication du sous-bockLa_fabrication_du_sous_bock.html
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- L’ensemble des sous-bocks et documents présentés appartiennent à la collection de l’auteur, sauf mention contraire.

- Les sources sont mentionnées de façon globale en bibliographie, sauf pour la rubrique sur l’histoire du sous-bock.

Brasserie de Nice

Brasserie Bouchart

Brasserie Biedermann

Vers 1955

Soucoupe en bakélite pour la Brasserie Winckler de Lyon. Vers 1940.

Sous bock pour la brasserie de Lutterbach. Vers 1915.

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Brasserie du Fort Carré, Vers 1935